Petit hêtre.

On y arrive par un chemin blanc, le cerfeuil sauvage y fait pétiller le mois de mai comme autant de bulles de champagne. Deci, delà, des alliaires, de la consoude, des stellaires, une orchidée parfois aussi. Des plantes qu’on ne regarde plus, masquées d’ordinaire.

Môsieur Cyclopède*

Parfois je suis d’accord avec les gens pour qu’ils arrêtent de parler. – quidam internaute Mais qui Dame ? Me direz-vous, taquins que vous êtes. On s’en tamponne. Par contre, quelqu’un le fait aussi ? Parfois, je le fais et c’est reposant. Soyons malins, n’essayons pas d’argumenter avec un cyclope**. De prime abord, vous vousPoursuivre la lecture de « Môsieur Cyclopède* »

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Anémo

Depuis que je t’ai vue, je ne me souviens plus
où j’habite ni ce que je fais. Je suis en orbite.
Je me souviens juste, qu’alors, il avait plu.
Je me souviens juste, qu’alors, j’étais en déficit.

En attendant le déluge

Bonjour Vous, lecteur adoré. Vous, qui vous êtes là, ici et maintenant, par hasard ou par plaisir. Vous êtes au bon endroit. D’ailleurs, vous savez que vous êtes superbe ? Je vous surprends ? Le vouvoiement, peut-être ?

Le meilleur d’entre nous

Tu es arrivé au bout du truc et tu t’étrangles que les autres ne puissent comprendre l’évidence. C’est si clair pour toi. Pour les autres, tu es un énième porteur de parole, un énième apôtre. Un qui sait mieux que tout le monde ce qui vaut, ce qui fait loi.

Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

À phrase creuse, raison perdue

Que dire ? Que penser ? Partout sur la toile, traînent des phrases comme celles-ci. Elles se veulent porteuses de vérité. Elles nous enjoignent dans un mouvement fédérateur autant que positif. À priori, c’est inspirant. À priori, oui. C’est un prêt-à-penser, un dispensaire à pensées profondes, une apologie des Yfo-yaka, une paresse intellectuelle.

Quatre vagues

Tout petit, déjà, j’adorais les histoires.
Dès qu’il s’agissait de sorcière, de grimoires,
de voyage, d’expédition, d’odyssée, d’îles lointaines.

Cadre

Je suis coincé dans un travail de bureau aveugle, inutile. J’ai l’esprit qui déraille de cette poursuite du futile.