À phrase creuse, raison perdue

Que dire ? Que penser ? Partout sur la toile, traînent des phrases comme celles-ci. Elles se veulent porteuses de vérité. Elles nous enjoignent dans un mouvement fédérateur autant que positif. À priori, c’est inspirant. À priori, oui. C’est un prêt-à-penser, un dispensaire à pensées profondes, une apologie des Yfo-yaka, une paresse intellectuelle.

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Ritournelles

Comment un esprit obnubilé par la liberté peut-il être qualifié de borné ?

Y a pas de mais

J’ai quitté, bien malgré moi et à regret, les troupeaux.
Je ne sais plus qui se cache ou qui se cachait sous les peaux.

Histoire de tuer le temps

Avant le commencement, il n’y avait rien, le néant. Néant s’ennuyait, il inventa Temps. Il aimait le voir courir. Mais courir dans le néant qui peut faire ça ?

Lis tes ratures

Qui aime veut comprendre et l’étymologie s’est imposée d’elle-même. Maniaquerie pour certains, cette discipline a l’avantage de la gymnastique archéologique. L’origine d’un nom est souvent la contraction de son usage. Par exemple, le pinceau, ça pince l’eau et un râteau rate à ramasser l’eau. Étonnant non ?

La perspective dans le dessin

La perspective c’est quoi en fait ? Et si ce n’était qu’un exercice de pensée ?
Et si nous tenions l’outil du mauvais sens ? Et si l’ergonomie s’appliquait à l’immatériel ?

Texte-t-il ?

Quand nous poussons suffisamment la maîtrise du métier et que l’amour se mêle à l’aisance du geste alors vient s’ajouter la dimension du beau. L’esthétique du simple, de l’évidence.