Dessination finale

Autrefois, quand je débutais en dessinage, gambadant deci delà, la plume en avant et le nez dans le vent, je mettais une énergie, un effort considérable dans un seul et unique dessin. J’y passais des soirées entières et des entières semaines de soirées. Quand je le regardais pour contrôler sa qualité d’exécution, je le regardaisPoursuivre la lecture de « Dessination finale »

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Fruits

L’automne est là, sur le perron.Un trésor s’en vient pour les initiés.Il faudra quitter les chemins piétinés.À l’abri jusqu’à alors, ils apparaîtront. L’écharpe nouéeet le bonnet visséLa besace au flancet de quoi picorer dedans dans une main le bâtonet dans l’autre le panier rond,Il est temps compagnon,d’aller aux champignons. D’aucuns s’empresserontde les ramasserjusqu’au dernierde peurPoursuivre la lecture de « Fruits »

Et si.

Il était une fois un tout petit minot. Souvent dans la lune, on le pensait idiot. À force qu’on lui dise, il finit par le croire. Il était un tordu, un tocard et donc sans espoir. Il fit le métier de bûcheron car c’était un métier, lui avait-on dit, pour benêt. Il apprit le nomPoursuivre la lecture de « Et si. »

Un peu de moi – fondations

Parfois, l’on me demande comment je fais pour écrire. Je réponds que je prends papier et crayon, un sourire narquois aux lèvres devant l’air désabusé de mon interlocuteur. Ça me vient, voilà tout, mais non pas sans effort. Interloquer, déconcerter, décontenancer, j’aime bien. Jouer sur les sens, les non-sens, les sous-entendus, les trop dits, c’estPoursuivre la lecture de « Un peu de moi – fondations »

Un pas de côté

La promenade prend, parfois, des allures de limonades. L’œil pétille et l’envie frissonne d’émoi. Je vous livre l’une de ces balades. Pas plus tard qu’hier au matin, mais pas dès mâtines, je me trouvais d’humeur et enclin à la marche désinvolte, presque mutine. Laissant mes pas divaguer comme le font mes pensées, j’empruntais mon proprePoursuivre la lecture de « Un pas de côté »

Rose, irais-je ?

La vie est une roseraie. D’aucuns n’y verront qu’épines et s’empresseront de s’y blesser, pointant du doigt la pointe assassine, demandant à chacun de le plaindre alors qu’il ne fait que feindre. D’autres n’y verront que roses toutes juste fardées. S’aveuglant encore et plus que jamais. Vantant les parfums mais sans jamais, au grand jamaisPoursuivre la lecture de « Rose, irais-je ? »

God hand

Tant de fois j’ai rebattu les cartes et le tirage reste toujours le même. Aucune autre symphonie que l’éternel requiem. Aucun autre destin qui ne souffre que je ne m’écarte. J’ai tellement de fois heurté le sol que j’ai fini par oublier ce que c’était que d’être debout. Pourtant, je le sais, je ne suisPoursuivre la lecture de « God hand »

Ad personam

Il avait sorti sa dernière clope. Un peu comme son dernier espoir. Il tapotait ses poches et cherchait de quoi l’allumer. Tout sonné qu’il était. Il s’était assis à même le trottoir. Il se foutait pas mal des autres et de leur regard. Quand il avait appris la nouvelle, il avait voulu prendre l’air dansPoursuivre la lecture de « Ad personam »