Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

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À phrase creuse, raison perdue

Que dire ? Que penser ? Partout sur la toile, traînent des phrases comme celles-ci. Elles se veulent porteuses de vérité. Elles nous enjoignent dans un mouvement fédérateur autant que positif. À priori, c’est inspirant. À priori, oui. C’est un prêt-à-penser, un dispensaire à pensées profondes, une apologie des Yfo-yaka, une paresse intellectuelle.

Quatre vagues

Tout petit, déjà, j’adorais les histoires.
Dès qu’il s’agissait de sorcière, de grimoires,
de voyage, d’expédition, d’odyssée, d’îles lointaines.

Y a pas de mais

J’ai quitté, bien malgré moi et à regret, les troupeaux.
Je ne sais plus qui se cache ou qui se cachait sous les peaux.

Histoire de tuer le temps

Avant le commencement, il n’y avait rien, le néant. Néant s’ennuyait, il inventa Temps. Il aimait le voir courir. Mais courir dans le néant qui peut faire ça ?

Hélichryse

Ça fait bien trois tremblements d’estomac que mon ventre marque 13 heures passées. Mamie et Papy cherchent la place idéale depuis bien trop longtemps et la Renault 12 flambante neuve n’en peut plus.  — Là !  bredouille Grand-père d’un doigt tremblant. Mamie engage déjà la manœuvre. La R12 finit d’expirer à l’ombre d’un arbre. JePoursuivre la lecture de « Hélichryse »

Lis tes ratures

Qui aime veut comprendre et l’étymologie s’est imposée d’elle-même. Maniaquerie pour certains, cette discipline a l’avantage de la gymnastique archéologique. L’origine d’un nom est souvent la contraction de son usage. Par exemple, le pinceau, ça pince l’eau et un râteau rate à ramasser l’eau. Étonnant non ?

Texte-t-il ?

Quand nous poussons suffisamment la maîtrise du métier et que l’amour se mêle à l’aisance du geste alors vient s’ajouter la dimension du beau. L’esthétique du simple, de l’évidence.