Une poignée de graines

L’enfant est le père de l’homme William Wordsworth Parfois, la vie tient à un coup de sifflet. Le sifflet d’un train, le sifflet d’un arbitre, le sifflet du maître qui rappelle son chien et tellement d’autres encore. Je vis dans une maison de banlieue avec Maman, Papa et mon petit frère Léo. Maman me ditPoursuivre la lecture de « Une poignée de graines »

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Obcaecatis

Les bouteilles n’ont plus le goût de rien et les couleurs se sont fait la belle. Les oiseaux aussi sont partis à tire d’elle.Il n’y a plus rien dans le ciel, plus rien d’aérien. Mon cœur et ma tête ne sont pas d’accord. Ils se disputent à savoir qui a tort et qui a ratéPoursuivre la lecture de « Obcaecatis »

Que ma joie demeure

Et si le partage, c’était faire la part de l’âge ? N’est-ce point là histoire de savoir-faire ? Encore que celui qui excelle dans l’affaire, ce n’est pas l’adulte. C’est l’enfant en bas âge. Il ne connaît pas encore la notion de propriété ni même celle de compétition. Son empathie est invariablement innée. Il aPoursuivre la lecture de « Que ma joie demeure »

Rien ne sert de vieillir, il faut mûrir à point

Il n’avait jamais aimé courir. C’est-à-dire qu’il n’en comprenait pas le principe ni encore moins comment on pouvait en tirer du plaisir. Courir après quelque chose ou pour en fuir une autre, il comprenait, mais courir pour courir, non. Définitivement pas. Il préfère la marche et là encore, c’est compliqué.

Tu seras une pomme, mon fils.

Il était une Foi, moi. J’étais entouré d’objets et perdu comme jamais. Le chant de l’oiseau m’agressait quand le ronron de la ville m’apaisait. Quelle drôle d’idée. Je ne connaissais rien du vivant et je m’engonçais de béton. On m’avait donné des bagages et une direction. On m’avait dit : Va par là, tu seras heureux. On m’avait montré l’horizon. Personne ne m’avait dit que c’est une ligne imaginaire.

Petit hêtre.

On y arrive par un chemin blanc, le cerfeuil sauvage y fait pétiller le mois de mai comme autant de bulles de champagne. Deci, delà, des alliaires, de la consoude, des stellaires, une orchidée parfois aussi. Des plantes qu’on ne regarde plus, masquées d’ordinaire.

Escargot

Nous ne partageons plus nos nuits,
ni nos soupirs entremêlés de vie.
Envolés les rires et nos petits bonheurs.
Nous ne mélangeons plus nos heures.

Môsieur Cyclopède*

Parfois je suis d’accord avec les gens pour qu’ils arrêtent de parler. – quidam internaute Mais qui Dame ? Me direz-vous, taquins que vous êtes. On s’en tamponne. Par contre, quelqu’un le fait aussi ? Parfois, je le fais et c’est reposant. Soyons malins, n’essayons pas d’argumenter avec un cyclope**. De prime abord, vous vousPoursuivre la lecture de « Môsieur Cyclopède* »

Le meilleur d’entre nous

Tu es arrivé au bout du truc et tu t’étrangles que les autres ne puissent comprendre l’évidence. C’est si clair pour toi. Pour les autres, tu es un énième porteur de parole, un énième apôtre. Un qui sait mieux que tout le monde ce qui vaut, ce qui fait loi.