Le meilleur d’entre nous

Tu es arrivé au bout du truc et tu t’étrangles que les autres ne puissent comprendre l’évidence. C’est si clair pour toi. Pour les autres, tu es un énième porteur de parole, un énième apôtre. Un qui sait mieux que tout le monde ce qui vaut, ce qui fait loi.

Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

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À phrase creuse, raison perdue

Que dire ? Que penser ? Partout sur la toile, traînent des phrases comme celles-ci. Elles se veulent porteuses de vérité. Elles nous enjoignent dans un mouvement fédérateur autant que positif. À priori, c’est inspirant. À priori, oui. C’est un prêt-à-penser, un dispensaire à pensées profondes, une apologie des Yfo-yaka, une paresse intellectuelle.

Et si ?

Et si vous laissiez votre joli menton
 se poser, délicat, au creux de ma main ?

Quatre vagues

Tout petit, déjà, j’adorais les histoires.
Dès qu’il s’agissait de sorcière, de grimoires,
de voyage, d’expédition, d’odyssée, d’îles lointaines.

Cadre

Je suis coincé dans un travail de bureau aveugle, inutile. J’ai l’esprit qui déraille de cette poursuite du futile.

Si tu ne sais pas où tu vas, le lecteur non plus.

Quand j’ai commencé à écrire, j’écrivais surtout pour extraire les mots, les sortir de moi. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ce qui se retrouvait sur la feuille, c’était une multitude de petits coffres dont moi seul avait la clé.

Ritournelles

Comment un esprit obnubilé par la liberté peut-il être qualifié de borné ?

L’arbre qui cache la forêt.

Je me suis décidé à y aller. Décidé à trouver l’arbre qui cache la forêt. Le trouver ou tordre le cou à cette légende ridicule. Je me suis renseigné un peu. J’ai lu quelques livres et j’en ai discuté avec les anciens. Je sais que tout le savoir n’est pas consigné dans les livres. Je sais aussi que la transmission orale, à travers les contes et les chants est réelle. Même si elle s’est embellie au fil des siècles. Le socle véridique reste entier. L’approche scientifique triomphera.