Un pas de côté

La promenade prend, parfois, des allures de limonades. L’œil pétille et l’envie frissonne d’émoi. Je vous livre l’une de ces balades. Pas plus tard qu’hier au matin, mais pas dès mâtines, je me trouvais d’humeur et enclin à la marche désinvolte, presque mutine. Laissant mes pas divaguer comme le font mes pensées, j’empruntais mon proprePoursuivre la lecture de « Un pas de côté »

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Au bal des dupes

C’est, à petits pas, que nous nous approchons de l’orchidée abeille et de sa floraison. Avant qu’elle ne déploie toute l’ingéniosité et l’ingénierie dont elle a le secret, Il est aisé de passer à côté, voire même de la piétiner. Alors, imaginez quand on tond le gazon. On décapite la future floraison. C’est vrai qu’ellePoursuivre la lecture de « Au bal des dupes »

Où vas-tu ? Qui suis-je ? Et si je suis alors je suis second ?

Tout est question de point de vue et de capacité à prendre du recul. Voici quelques exemples volontairement simplistes. Toute ressemblance avec des situations ou des personnes présentes ou passées ne serait que pure coïncidence. Exemple de la vie courante :Mon épouse est très maladroite, elle casse souvent la vaisselle. Question à poser :C’est quandPoursuivre la lecture de « Où vas-tu ? Qui suis-je ? Et si je suis alors je suis second ? »

Rose, irais-je ?

La vie est une roseraie. D’aucuns n’y verront qu’épines et s’empresseront de s’y blesser, pointant du doigt la pointe assassine, demandant à chacun de le plaindre alors qu’il ne fait que feindre. D’autres n’y verront que roses toutes juste fardées. S’aveuglant encore et plus que jamais. Vantant les parfums mais sans jamais, au grand jamaisPoursuivre la lecture de « Rose, irais-je ? »

Givres

Lorsque nous sommes allés jusqu’au bout de cette jetée, dans un blanc matin de février, j’osais à peine te regarder de peur que le charme ne cesse, de peur que tu ne disparaisses. Je me tenais à tes côtés, juste un peu en retrait. Tu voulais voir si le ciel touchait le lacet si l’airPoursuivre la lecture de « Givres »

Óneiroi

J’ai envie de te cueillir le ciel, de t’en faire un coffret, un bijou, une étincelle. Comme on accroche, alangui, des fleurs aux épaules des filles. Au creux de ton cou, j’ai envie de te murmurer des mots fragiles, des mots tranquilles. À l’orée de ta joue, j’ai envie de m’enivrer de ton parfum subtil,Poursuivre la lecture de « Óneiroi »

God hand

Tant de fois j’ai rebattu les cartes et le tirage reste toujours le même. Aucune autre symphonie que l’éternel requiem. Aucun autre destin qui ne souffre que je ne m’écarte. J’ai tellement de fois heurté le sol que j’ai fini par oublier ce que c’était que d’être debout. Pourtant, je le sais, je ne suisPoursuivre la lecture de « God hand »

Ad personam

Il avait sorti sa dernière clope. Un peu comme son dernier espoir. Il tapotait ses poches et cherchait de quoi l’allumer. Tout sonné qu’il était. Il s’était assis à même le trottoir. Il se foutait pas mal des autres et de leur regard. Quand il avait appris la nouvelle, il avait voulu prendre l’air dansPoursuivre la lecture de « Ad personam »