Fruits

L’automne est là, sur le perron.Un trésor s’en vient pour les initiés.Il faudra quitter les chemins piétinés.À l’abri jusqu’à alors, ils apparaîtront. L’écharpe nouéeet le bonnet visséLa besace au flancet de quoi picorer dedans dans une main le bâtonet dans l’autre le panier rond,Il est temps compagnon,d’aller aux champignons. D’aucuns s’empresserontde les ramasserjusqu’au dernierde peurPoursuivre la lecture de « Fruits »

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Et si.

Il était une fois un tout petit minot. Souvent dans la lune, on le pensait idiot. À force qu’on lui dise, il finit par le croire. Il était un tordu, un tocard et donc sans espoir. Il fit le métier de bûcheron car c’était un métier, lui avait-on dit, pour benêt. Il apprit le nomPoursuivre la lecture de « Et si. »

Mirez-vous ?

Un seul éclat de vous et je suis chamboulé. Quel charme fut jeté ? C’est à en devenir flou. Les herbes deviennent des secondes et les ombrelles deviennent des années. Elles s’amusent, frivoles, à se balancer, danseuses captives de la ronde. Votre sourire m’aiguille, me berce et apaise ma folie, fiévreuse balançoire. Allons jusqu’au bordPoursuivre la lecture de « Mirez-vous ? »

Allongée

Le tablier travaille, docte, au chevet d’une Marie-Madeleine allongée, oubliée, délaissée au crépuscule d’un jardin aussi anglais qu’incrédule. Le tablier œuvre à lui rendre sa superbe et telle qu’elle naquit entre les mains de Canova. sublime de son œuvre, apothéose en tous cas, elle aura fini, effacée, parmi les folles herbes. L’abandonnée couchée à laPoursuivre la lecture de « Allongée »

Pour qu’il naisse et serre

L’arbre est un organisme extraordinaire ! Pour le peu qu’on s’arrête de courir une seconde, qu’on mette de côté nos œillères et nos frondes, on peut découvrir un ingénieur hors-pair. Égide du low-tech, expert en nanotechnologies et divers, l’arbre est un gestionnaire absolu dans l’équilibre des processus. Il dépense rarement plus d’énergie qu’il n’en fabrique.Poursuivre la lecture de « Pour qu’il naisse et serre »

Un pas de côté

La promenade prend, parfois, des allures de limonades. L’œil pétille et l’envie frissonne d’émoi. Je vous livre l’une de ces balades. Pas plus tard qu’hier au matin, mais pas dès mâtines, je me trouvais d’humeur et enclin à la marche désinvolte, presque mutine. Laissant mes pas divaguer comme le font mes pensées, j’empruntais mon proprePoursuivre la lecture de « Un pas de côté »

Au bal des dupes

C’est, à petits pas, que nous nous approchons de l’orchidée abeille et de sa floraison. Avant qu’elle ne déploie toute l’ingéniosité et l’ingénierie dont elle a le secret, Il est aisé de passer à côté, voire même de la piétiner. Alors, imaginez quand on tond le gazon. On décapite la future floraison. C’est vrai qu’ellePoursuivre la lecture de « Au bal des dupes »

Rose, irais-je ?

La vie est une roseraie. D’aucuns n’y verront qu’épines et s’empresseront de s’y blesser, pointant du doigt la pointe assassine, demandant à chacun de le plaindre alors qu’il ne fait que feindre. D’autres n’y verront que roses toutes juste fardées. S’aveuglant encore et plus que jamais. Vantant les parfums mais sans jamais, au grand jamaisPoursuivre la lecture de « Rose, irais-je ? »

Givres

Lorsque nous sommes allés jusqu’au bout de cette jetée, dans un blanc matin de février, j’osais à peine te regarder de peur que le charme ne cesse, de peur que tu ne disparaisses. Je me tenais à tes côtés, juste un peu en retrait. Tu voulais voir si le ciel touchait le lacet si l’airPoursuivre la lecture de « Givres »