L’île aux quatre saisons

Il était une fois, aux confins de l’univers et du temps, dans une autre dimension, une île où le sens commun n’existe pas. C’est une île étrange qui se divise en quatre régions. Chaque région a une unique saison. Printemps, été, automne, hiver. Quatre régions dirigées par quatre peuples. Les hirondelles, les antilopes, les écureuilsPoursuivre la lecture de « L’île aux quatre saisons »

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Un coup de poker

Ça faisait des jours qu’il les observait, tapis dans la végétation rare de la toundra. Cette fois, il en avait attraper un. Il l’avait prit au collet. Sa patience avait fini par porter ses fruits. Ça tenait du dernier pari. Ça faisait des lustres qu’il n’avait pas pu satisfaire son ventre creux. Ses dernières réservesPoursuivre la lecture de « Un coup de poker »

L’homme à tout faire

Phylémon parlait peu et quand il parlait, les gens disaient qu’il brodait, qu’il affabulait. Alors il se taisait la plupart du temps. Mais moi, je m’en foutais pas mal de ce que les autres pensaient, car à chaque fois que Phylémon me racontait une histoire, il m’emmenait avec lui, loin de notre quotidien crasseux. AucunPoursuivre la lecture de « L’homme à tout faire »

L’arbre qui cache la forêt.

Je me suis décidé à y aller. Décidé à trouver l’arbre qui cache la forêt. Le trouver ou tordre le cou à cette légende ridicule. Je me suis renseigné un peu. J’ai lu quelques livres et j’en ai discuté avec les anciens. Je sais que tout le savoir n’est pas consigné dans les livres. Je sais aussi que la transmission orale, à travers les contes et les chants est réelle. Même si elle s’est embellie au fil des siècles. Le socle véridique reste entier. L’approche scientifique triomphera.

Un fauteuil pour deux

L’atmosphère dans la pièce était lourde. J’étais assis dans le siège réservé aux visiteurs. Sur une étagère à trophées, à droite de l’unique fenêtre minuscule, finissait de mourir une misère. De l’autre côté, des étagères pleines de livres. Tout ça marinait dans un parfum d’alcool bon marché et de sueur des nuits blanches.

Hélichryse

Ça fait bien trois tremblements d’estomac que mon ventre marque 13 heures passées. Mamie et Papy cherchent la place idéale depuis bien trop longtemps et la Renault 12 flambante neuve n’en peut plus.  — Là !  bredouille Grand-père d’un doigt tremblant. Mamie engage déjà la manœuvre. La R12 finit d’expirer à l’ombre d’un arbre. JePoursuivre la lecture de « Hélichryse »

À la fin…

– c’est profond ce que tu dis pépé, ça m’étonne même de toi.

Alouette

« – Dis-moi, Jean-Saturnin, à part faire chier le monde … t’as d’autres passions ?           

Le pigeon

Il accueillait le café d’un sourire fatigué. Il soupira :
« – Bon, je vous écoute. Soyez bref, ça me changera.