Dessination finale

Autrefois, quand je débutais en dessinage, gambadant deci delà, la plume en avant et le nez dans le vent, je mettais une énergie, un effort considérable dans un seul et unique dessin. J’y passais des soirées entières et des entières semaines de soirées. Quand je le regardais pour contrôler sa qualité d’exécution, je le regardaisPoursuivre la lecture de « Dessination finale »

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Fruits

L’automne est là, sur le perron.Un trésor s’en vient pour les initiés.Il faudra quitter les chemins piétinés.À l’abri jusqu’à alors, ils apparaîtront. L’écharpe nouéeet le bonnet visséLa besace au flancet de quoi picorer dedans dans une main le bâtonet dans l’autre le panier rond,Il est temps compagnon,d’aller aux champignons. D’aucuns s’empresserontde les ramasserjusqu’au dernierde peurPoursuivre la lecture de « Fruits »

Et si.

Il était une fois un tout petit minot. Souvent dans la lune, on le pensait idiot. À force qu’on lui dise, il finit par le croire. Il était un tordu, un tocard et donc sans espoir. Il fit le métier de bûcheron car c’était un métier, lui avait-on dit, pour benêt. Il apprit le nomPoursuivre la lecture de « Et si. »

Mirez-vous ?

Un seul éclat de vous et je suis chamboulé. Quel charme fut jeté ? C’est à en devenir flou. Les herbes deviennent des secondes et les ombrelles deviennent des années. Elles s’amusent, frivoles, à se balancer, danseuses captives de la ronde. Votre sourire m’aiguille, me berce et apaise ma folie, fiévreuse balançoire. Allons jusqu’au bordPoursuivre la lecture de « Mirez-vous ? »

Allongée

Le tablier travaille, docte, au chevet d’une Marie-Madeleine allongée, oubliée, délaissée au crépuscule d’un jardin aussi anglais qu’incrédule. Le tablier œuvre à lui rendre sa superbe et telle qu’elle naquit entre les mains de Canova. sublime de son œuvre, apothéose en tous cas, elle aura fini, effacée, parmi les folles herbes. L’abandonnée couchée à laPoursuivre la lecture de « Allongée »

L’expertise

Une question me taraude car, si je conçois ce qu’est un expert, une experte, je reste dans l’expectative pour son opposé ou sa négation. Devons-nous dire un impert, une imperte ? L’impertinence est-elle son dogme ? si un expert porte un impert, est-ce qu’ils s’annulent ? Un peu d’étymologie. Les mots sont des briques élémentaires.Poursuivre la lecture de « L’expertise »

La question

Si nous partons du principe que l’accent circonflexe remplace la lettre S comme dans Hôpital qui devient Hospital, alors la question devient quête. De par le fait, nous pouvons aussi supposer que le mot actuel n’a plus le même sens q’autrefois. Entre sens propre et sens figuré, il y a deux façons de se prendrePoursuivre la lecture de « La question »

Un peu de moi – fondations

Parfois, l’on me demande comment je fais pour écrire. Je réponds que je prends papier et crayon, un sourire narquois aux lèvres devant l’air désabusé de mon interlocuteur. Ça me vient, voilà tout, mais non pas sans effort. Interloquer, déconcerter, décontenancer, j’aime bien. Jouer sur les sens, les non-sens, les sous-entendus, les trop dits, c’estPoursuivre la lecture de « Un peu de moi – fondations »

Pour qu’il naisse et serre

L’arbre est un organisme extraordinaire ! Pour le peu qu’on s’arrête de courir une seconde, qu’on mette de côté nos œillères et nos frondes, on peut découvrir un ingénieur hors-pair. Égide du low-tech, expert en nanotechnologies et divers, l’arbre est un gestionnaire absolu dans l’équilibre des processus. Il dépense rarement plus d’énergie qu’il n’en fabrique.Poursuivre la lecture de « Pour qu’il naisse et serre »